Chers khâgneux, je vous écris aujourd'hui très solennement pour vous parler d'un problème qui nous touche tous, un fléau terrible qui nous atteint tous les jours et nous submerge parfois, qui est impossible à déloger, difficile à combattre et met notre réussite khâgnale en péril. Vous l'avez compris, il s'agit de la flemme. Nous sommes donc aujourd'hui tous unis et solidaires contre cette menace sans bornes contre laquelle nous devons lutter, tous ensemble, pour survivre (dites-moi si j'en fais trop).

 

J'ai, au cours de mes nombreuses années de scolarité, tout comme vous, je le suppose, subi les sévices de la flemme qui semblait s'acharner sur moi. Peu de personnes passent outre ses filets tentaculaires. Cependant, le niveau relativement bas des exigences collégiales et lycéennes, ainsi que de certaines prédispositions à faire semblant d'être intelligente, m'ont, ainsi que beaucoup d'entre vous sans doute, permis de lui faire un magistral pied-de-nez et de réussir malgré sa ténacité.

 

Mais maintenant que le vrai travail a commencé, maintenant que nous ne pouvons plus faire semblant, maintenant que chaque infime élan de motivation compte, bref maintenant que nous sommes en khâgne, nous ne pouvons plus nous laisser vaincre ainsi. La flemme est psychologique ET biologique. Nous n'avons pas la force, et nous n'avons pas l'envie. Pour tuer sa flemme, ou du moins l'oublier temporairement car elle est invincible, il existe donc trois parades à ses méfaits : 
- Une motivation d'acier. Si vous ne savez pas comment vous motiver, cliquez ici.
- Des heures de glandage qui nous permettent de la laisser s'exprimer pour ne pas réveiller sa colère. Si vous ne savez pas équilibrer vos heures de travail et de glande, cliquez ici.
- Une révolution biologique qui vous obligera par la force des choses à combattre efficacement votre flemme.

 

Pour cette dernière parade, il s'agit de mettre au point des stratégies de lutte contre votre propre corps. Vous le connaissez mieux que personne, vous savez ses points faibles. Il faut le soumettre afin de le maîtriser et de lui faire oublier sa flemme. Comme cela aussi dépend du métabolisme de chacun, les stratégies ne sont pas les mêmes pour tous, naturellement. Cependant, en deux ans, j'ai eu le temps, d'en mettre quelques-unes au point, qui se sont révélées plutôt efficaces.

 

Les méthodes qui ne marchent pas :
- Mettre son réveil cinq minutes avant de partir de chez vous en vous disant que ça fera toujours un quart d'heure de sommeil de pris.
- Boire 15 litres de coca, de café, voire d'alcool pour se donner un coup de fouet. Ca peut aider, mais évidemment, il ne faut pas tout miser là-dessus.
- Faire un planning dont on repousse sans cesse le début.
- Travailler par tranches horaires avec Facebook, Twitter et/ou Msn allumé.

 

Les méthodes qui marchent :
- Planquer son réveil dans la pièce pour vous obliger à vous lever dès qu'il sonne. Et filer aussitôt sous la douche pour vous réveiller.
- Pour vous obliger à vous lever tôt le weekend (9h-10h maxi) et travailler le matin, ne pas fermer ses volets le soir pour être réveillé par la lumière du jour. Pas de réveil le weekend, c'est une règle. Il faut trouver des parades édulcorées.
- Si la méthode précédente ne marche pas, ou si vous avez envie de varier les plaisirs, vous pouvez aussi boire un litre d'eau avant d'aller vous coucher.
- S'accorder des moments de répit après le travail et s'obliger à des moments de travail après le répit. Le glandage apparaît comme une récompense et atténue la flemme.
- Pendant les moments où la flemme frappe, se représenter spatialement TOUT ce que l'on a à faire (5-10 minutes), l'organiser comme un marathon comprenant des étapes, et joindre le geste à la pensée en réalisant calmement les tâches une à une, sans se précipiter (5-10 heures), en s'accordant une pause raisonnable entre chaque. 
- Eventuellement pratiquer une activité sportive régulière. Et avoir une alimentation saine et équilibrée.

 

En conclusion, outre le mental (motivation) et le savoir-faire (motivation), oublier sa flemme tient au physique, c'est-à-dire à la maîtrise de son corps. Il faut bouger son corps fatigué, las et mou pour qu'il mette à exécution ce que le mental et le savoir-faire lui demandent.