Chers khâgneux, nous sommes l'une des espèces estudiantines les plus vulnérables en raison de la lourdeur de nos emplois du temps. Nous nous levons très tôt, tous les jours y compris le samedi et nos journées sont très chargées. Peut-être que certains s'accomodent fort bien de ce rythme de vie, car cela dépend du métabolisme de chacun, mais personnellement, je déplore la durée ridicule de nos weekends qui se réduit, le plus souvent à une seule journée par semaine, le dimanche. Le sommeil en retard que nous accumulons par la cruauté intrinsèque de notre routine matinale est aggravé par le nombre d'heures de cours auxquelles nous nous devons d'assister et le nombre d'heures de travail personnel que nous fournissons courageusement par ailleurs. Il ne nous reste plus beaucoup de temps pour dormir, si nous voulons garder une place pour nos loisirs. Alors la fatigue s'accumule et ne se rattrape pas, entraînant divers symptômes plus ou moins gérables.

 

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Quand on est fatigué, de nouveaux cercles vicieux surgissent : migraines, problèmes de concentration, somnolence chronique, etc. On sait très bien qu'un cachet ou un café ne peuvent faire passer des maux de tête que seule une bonne nuit de sommeil peut guérir. Pourtant, on a parfois besoin de se trouver une énergie immédiate de substitution pour aller en cours, ou en khôlle ou en DS, ou se forcer à réviser. L'urgence de l'obligation nous pousse dans certains cas à faire passer nos besoins primaires en second, et c'est mauvais car on perd en productivité. Si cette urgence est ponctuelle, cela peut se comprendre et être toléré par l'organisme. Mais si on est constamment dans l'urgence, qu'on a l'impression de se traîner lamentablement en cours, et de fournir un travail médiocre en pure perte, il faut révolutionner le mode de vie de manière à toujours être opérationnel en réduisant un maximum la fatigue.

 

J'ai déjà expliqué à quel point il est important d'aller à l'essentiel en prépa, car plus que n'importe quel autre étudiant, nous avons un nombre important de fronts à occuper en même temps et il faut être capable de concilier nos obligations et nos besoins. Donc, avant de travailler, il faut s'assurer d'être productif, c'est-à-dire ne pas commencer quoi que ce soit si on sait qu'on ne pourra pas se concentrer. Il ne faut pas s'acharner si l'on voit qu'on est trop crevé pour bosser efficacement. L'essentiel est donc d'être en bonne condition avant de se mettre à travailler. La fatigue a tout de même un avantage, à savoir qu'elle est passagère. Il vaut donc mieux renoncer à travailler après 23h si l'on est vraiment fatigué pour récupérer des heures de sommeil ou faire une sieste après les cours pour être ensuite au taquet dans la soirée. Ce n'est pas parce que vous allez vous accorder deux heures de sommeil de plus par jour que vous allez rater vos concours, bien au contraire. Là où vous devez faire des économies, c'est sur les trucs inutiles, comme faire des fiches, lire sans rien retenir, sortir trois fois par semaines, faire du poney, etc. Mais le sommeil, c'est vraiment important, c'est ce que nous avons de plus précieux sur la durée.

 

Ce qu'il faudrait faire
- Se coucher tôt.
- Ne pas hésiter à faire des siestes en cas de coup de mou.
- Aller à l'essentiel pour ne pas perdre du temps et de l'énergie pour rien.
- Trouver des techniques de substitution pour les cas d'urgence : caféine (j'aime pas le café alors thé et coca), exercices de yoga (10 minutes d'une certaine position permet de récupérer l'équivalent d'une heure de sommeil), prendre l'air souvent pour ne pas s'abrutir, boire beaucoup d'eau, prendre des compléments alimentaires, manger douze clémentines par jour, etc... (d'ailleurs si vous avez des petites techniques perso je suis preneuse).
- Ne pas sauter de repas et manger calorique.

 

Ce qu'il ne faudrait pas faire (ou occasionnellement)
- Se coucher après minuit (que ce soit pour achever un travail ou autre activité plus extravertie).
- Se mettre à bosser direct en rentrant de cours si on est déjà crevé.
- Ne jamais faire de pause dans son travail, ne jamais s'aérer l'esprit.
- S'éparpiller et perdre du temps (internet ou télé, s'il faut citer un exemple au hasard).
- Faire des concessions sur ses heures de sommeil et de repas au profit du boulot (ou pire).
- Compter uniquement sur les techniques de substitution type coca et vitamines.