Pendant deux ans, on ne peut pas dire que j'aie vraiment beaucoup travaillé... J'ai passé beaucoup de temps à sortir, à lire des trucs complètement inutiles, à dessiner, à écouter de la musique, à regarder des films (évidemment pas trop intellectuels, voire complètement perchés), à bouffer, à dormir, et surtout, à glandouiller, mais alors ! ce qui s'appelle PUREMENT glandouiller. C'est-à-dire traînasser sur Internet, devant la TV ou au lit en n'ayant pas la moindre idée de pourquoi je continuais sans m'affoler au vu de la pile de boulot qui m'attendait, et sans culpabiliser le moins du monde. J'ai aussi travaillé, forcément, puisqu'on peut difficilement faire autrement en prépa. Mais je préfère être honnête avec vous, qui peut-être culpabilisez de ne pas travailler, de glander sur la blogosphère et de paniquer en lisant des conseils que vous n'appliquez évidemment pas. J'ai travaillé parce que j'y étais obligée et j'ai toujours fait le strict minimum. Ni plus, ni m... euh si, parfois beaucoup moins. J'ai toujours eu cette sensation angoissante que les autres autour de moi étaient bien plus forts, bien plus organisés, trop cultivés et que moi je n'étais qu'une grosse flemmarde menteuse. Je revenais des DS de 6 heures crevée, mais euphorique comme un général après une victoire difficile et des milliers de soldats blessés, fière non pas de la qualité du travail que je venais d'accomplir, mais d'être restée vaillamment six heures à lutter sur cette putain de copie. Et pour ce qui était des révisions anticipées, vous pouviez toujours courir. Un jour un prof m'a demandé si je faisais partie de cette catégorie de gens qui "préfèrent travailler dans l'urgence". J'ai subtilement souri pour éluder et j'ai gardé pour moi le secret de ceux qui ne travaillent que dans l'urgence, et que nous sommes nombreux à connaître mais à taire. "Préférer" travailler dans l'urgence. Quelle idiotie. C'est plutôt être OBLIGÉ de travailler dans l'urgence parce qu'on est trop GLANDU pour s'y prendre plus tôt, avouez !

 

 

Bref, tout cela pour dire que cette époque est révolue. Cette année, cette troisième année, cette merveilleuse troisième année, sera la bonne ! D'ailleurs, le 3, c'est mon chiffre porte-bonheur. Si c'est pas un signe, ça... même César voyait pas des augurs aussi cool. Je veux progresser, être fière de mon travail, être digne de mon khûbage et ne rien regretter ! Je SENS que mon perfectionnisme maladif refait surface, là, tout doucement, avant la rentrée. Il va il vient, mais petit à petit il parcourt du chemin, il arrive, il accourt, il est là, il est revenu ! Je ne peux pas laisser ces deux années de prépa végéter dans mon souvenir comme deux années d'imposture. Il FAUT que je m'accomplisse en tant que khâgneuse et que je mette toutes les chances de mon côté pour réussir ma khâgne. Attention je rappelle que réussir sa khâgne n'égale pas avoir le concours. Et je ne dis pas ça (que) pour me rassurer. Bref, il FAUT que je bouge mon cul.