Bon voilà, le concours blanc a commencé après deux journées banalisées et un weekend de glandouille assidûe, pas la peine de s'appesantir sur le sujet. Et au passage, fait très étrange. Le concours est arrivé, et le vent glacial d'hiver aussi. Coïncidence ? Je ne crois pas. Le destin veut vraiment que je soie malade pendant les concours, comme tous les ans.  Heureusement que Dieu a créé le coca. Bref, si vous êtes en train de lire mes débilités, c'est que vous avez sûrement envie de lire mes impressions sur le concours, je ne vais donc pas vous décevoir et vous concocter un véritable article digne d'une blogueuse humeur sur Hellocoton.

 

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Histoire : "Etre militaire en France de 1851 à 1914."
J'ai toujours été une brêle en histoire, c'est pas un scoop. C'est pour ça que j'ai décidé de changer de stratégie. Je n'apprends plus mon cours, car cela me prend trop de temps, me fait trop stresser et je dois m'y prendre trop longtemps à l'avance. Tout ça pour quoi ? La connaissance de mon cours, allez-vous me dire. Oui, mais surtout ce 8 indélogeable qui me nargue et qui, parfois, me donne une forte envie de péter la gueule au prof de manifester ma détresse. Surtout quand c'est un 8-, s'il vous plaît. Ma nouvelle technique consiste donc à y aller en ayant simplement lu le cours la veille, ma bouteille de coca sous le bras, comme une vraie touriste. J'ai halluciné devant son sujet ! L'année dernière on avait eu droit à "être médecin en France"... L'avantage de ma technique, c'est qu'au moins, j'ai pas du tout stressé. Si j'ai encore 8, je saurai pourquoi, et je saurai surtout qu'à l'avenir ça ne sert à rien que je me fatigue. J'ai donc fait un catalogage méthodique des idées qui me venaient avec quelques dates tellement connues qu'elles n'apportent absolument rien à l'argumentation, et aussi un joli petit délire sur l'uniforme militaire français. Je ne sais pas si ça lui plaira, mais je me suis fait plaisir sur deux pages, c'est le principal.

 

Littérature : "Le roman est le récit d'un ensemble d'évènements, reliés non seulement par les lois d'une causalité dynamique ou morale, mais par celles de l'équilibre et d'une parenté secrète, comme dans le tableau d'un peintre un certain bleu ne saurait se passer d'un certain jaune. Le tout d'un certain train marchant dans un certain sens vers une certaine conclusion, de manière, lorsqu'au coup de gong final le récit devient contemporain de tous ses moments, à fournir à notre méditation une espèce de parabole immobile" Paul Claudel.
Je suis d'accord avec vous, ça fait beaucoup de certitudes... Trop pour moi. Je me suis un peu trompée, je crois que j'ai fait une disserte de philo en fait. Mais aussi, que voulez-vous, à la fin, avec cette pauvre citation toute pourrie ? Je ne vois pas où est le problème dans cette affirmation logique et je suis plutôt d'accord avec lui (à supposer que j'aie compris ce qu'il veut dire). Je suis incapable de trouver une problématique valable et cohérente dans cette citation, mais si vous en voyez une, je lirai vos commentaires avisés, intelligents et argumentés avec avidité. Cette définition du roman me paraît fort acceptable, je n'aurais pas fait mieux. Et à part commencer la relecture laborieuse et distraite de mes résumés d'oeuvre hier soir à 22 heures, je n'ai rien préparé pour ce DS, alors autant mettre ces six heures à profit pour m'entraîner en philo... Note de merde à l'horizon. Cliquez là pour savoir comment je m'en suis sortie.

 

Latin : extrait de Ab urbe condita libri de Tite-Live.
Je ne vais sans doute pas vous étonner en vous avouant à quel point j'ai foiré cette épreuve. Au dernier DS nous avions eu une version de 15 lignes, donc très courte a priori, intorchable comme toujours, mais qui bizarrement, donnait quand même une impression de torchabilité. J'ai eu une très mauvaise note, ça m'apprendra à sortir deux heures avant la fin de l'épreuve. Pour bien s'assurer qu'une telle désinvoltude ne se reproduirait pas, le prof nous a cette fois-ci donné un texte de 32 lignes. C'est super intelligent, parce que comme ça, j'ai stressé durant toute l'épreuve de peur de ne pas avoir le temps de finir, donc j'ai bâclé environ la moitié de la version (l'autre moitié doit de toute façon être truffée de contre-sens) et j'ai même pas eu le temps de me relire. Déjà qu'une version normale, c'est pas terrible, une version faite dans l'urgence, je ne vous explique pas. Je vais très probablement avoir une note négative. 

 

Anglais : extrait de Extremely Loud and Incredibly Close de Jonathan Safran Foer.
Un texte vraiment facile et rapide à lire et à comprendre sur les attentats du 11 septembre. Résultat, j'avais fini la version au bout d'une heure, alors que d'habitude, elle me prend au moins deux heures et demie. C'est donc très suspect, et pour cette version, je m'attends au pire. Du coup, comme il me restait cinq bonnes heures, je me suis vraiment concentrée sur le commentaire, surtout en me focalisant cette fois sur la grammaire. J'essaie d'avoir une langue la plus parfaite possible, et un style aussi anglais que possible, mais c'est dur. J'espère juste que mon délire philosophique sur l'âme et le corps lui plaira, car j'y ai mis tout mon coeur, et toutes mes structures.

 

Cinéma Audiovisuel : "Ouvertement et passionnément tendancieux, le cinéma soviétique possède ses propres critères. L'art a ses lois, le commerce a les siennes."
J'ai eu très très peur de complètement me liquéfier sur place, j'ai eu envie de m'enfuir en courant trois fois et j'ai pas arrêté d'hésiter sur l'orthographe de tendancieux tout au long de cette épreuve. Mon plan n'est absolument pas cohérent, ma troisième partie est aussi vide que mon pauvre cerveau tout desséché. Bref, j'ai failli mourir à force de me tuer à essayer de trouver une cohérence à cette phrase qui est fondamentalement contradictoire. On a passé trois longs mois à voir en cours que le cinéma soviétique est un cinéma qui concilie l'art et le commerce (dans le but de plaire, d'instruire et de faire de la propagande à la fois), et pour moi, du coup, c'était ça les critères du cinéma soviétique. Alors pourquoi, POURQUOI l'art aurait des lois différentes de celles du commerce dans ce contexte ? Que quelqu'un m'explique s'il vous plait, je ne pige plus rien. Tous mes exemples et mes arguments illustrent l'inverse de cette thèse. Cherchez l'erreur.

 

Si vous les cherchez sur cette page, je tiens à vous informer que pour la première fois dans toute l'histoire de mon vécu de préparationnaire, non pas une mais DEUX épreuves du concours blanc ont sauté par suite de dysfonctionnements administratifs au sein du corps enseignant, probablement le résultat d'une incommunicabilité fondamentale entre professeurs et gérants du lycée. Notre épreuve de philosophie a donc tout simplement été supprimée, ne pouvant trouver un créneau de remplacement convenable, et celle de géographie potentiellement reportée.