Cette année, nous n'avons pas eu de chance, nous devons traiter en philosophie la question de la métaphysique, vous le savez, et faut bien faire avec. Je me suis imposé le défi suivant : lire tous les ouvrages suivants (sauf le dernier). Evidemment, ce n'est qu'une liste parmi tant d'autres listes de khâgneux stressés. Elle n'est donc aucunement exhaustive et ne se revendique pas miraculeuse. En revanche, elle me semble globalement assez complète, car elle comprend à la fois des ouvrages centraux et d'autres peut-être plus méconnus, qui serviront à donner une saveur particulière et originale à chaque dissertation (ce qui, bien entendu, ne garantit pas non plus sa qualité, mais peut grandement y contribuer).

 

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- Les Méditations Métaphysiques de Descartes : j'ai commencé par lui car je le connaissais finalement assez peu et le prof en parle tout le temps, et surtout s'y réfère sans arrêt comme si c'était un vieux pote qu'on ne présente plus. Et ça m'a beaucoup énervée de me sentir exclue de cette pseudo connivence pendant trois semaines. Résultat : maintenant, je me sens exclue parce que je n'ai toujours pas lu le Discours de la Méthode. Je vous renvoie néanmoins à mon résumé détaillé des Méditations Métaphysiques

 

- La pensée et le mouvant de Bergson : une minorité d'élèves citent Bergson dans leurs copies. Je ne sais pas pourquoi, c'est un auteur qui fait peur, peut-être parce qu'il a une vision de la métaphysique très originale, et d'une manière générale, une philosophie très particulière, et on a toujours l'impression de marcher sur des oeufs et de trahir sa pensée. Mais après l'avoir étudié pendant un an l'année dernière (il était au programme de spécialité philosophie avec l'Essai sur les données immédiates de la conscience), je trouve que ses oeuvres sont très pratiques, car elles apportent souvent une illustration parfaite d'un tournant philosophique dans une copie. Je compte publier sous peu un petit résumé, peut-être moins détaillé que celui des Méditations Métaphysiques.

 

- Les Fondements de la métaphysique des moeurs de Kant : le prochain que j'entame. D'après notre prof de philo, il est capital. Et il faut aussi que je lise "La dialectique transcendentale" dans La Critique de la raison pure pour bien comprendre l'ensemble du point de vue de Kant sur la métaphysique qui m'est, pour le moment, il faut bien l'avouer, assez flou.

 

- Le manuel d'Epictète : je l'ai retrouvé chez moi par hasard, je ne savais même pas que je l'avais. Et quand j'ai entendu le prof en parler, je me suis dit que ça avait peut-être un rapport... Après l'avoir vaguement feuilleté, je pense m'y plonger sérieusement sous peu, car il a vraiment l'air très intéressant, utile et en plus il n'est pas très long.

 

- Enquête sur l'entendement humain de Hume : présenté par le prof comme un ouvrage original (et en plus il est court), il a l'air plein de ressources concernant le thème éculé de la métaphysique. J'ai donc très envie d'attaquer ce bouquin.

 

- La Métaphysique d'Aristote : il faut bien à un moment en revenir à l'Antiquité, et Aristote, c'est quand même le boss de la philosophie antique. Il a l'air balaise et je n'ai pas du tout envie d'attaquer ce gros pavé antique, mais que voulez-vous, il faut bien s'y jetter, et je sais que je ne devrais pas retarder comme ça ce moment. Je vais le regretter. Mais je me contenterai de résumés et du discours du prof en attendant ma propre lecture du monstre. J'envisage même, figurez-vous, de blasphémer et de ne pas le lire, en remplaçant cette lecture par une explication de la Métaphysique d'Aristote par Pierre-Marie Morel. Je verrai en temps voulu, ayant déjà acquis la Métaphysique d'Aristote et pas encore l'explication...

 

- Et peut-être, si j'ai le temps, je lirai le Gorgias de Platon, car je le possède déjà, je ne l'ai jamais lu, sinon vaguement étudié en classe de terminale (cet épisode de ma vie fut cependant si bref que je n'en garde aucun souvenir). Et notre prof n'arrête pas de nous parler de Gorgias, mais comme il est un peu long, peut-être que je ne lirai que les parties concernant la métaphysique.

 

- En revanche je compte bien ne pas lire Parménide et Héraclite, car c'est proprement incompréhensible, et les considérations antiques sur la question de l'être et du non-être me gavent profondément. Je me contenterai donc du cours de mon prof pour l'instant.