Je vous fais de nouveau part de mes conseils avisés afin de vous guider dans la prise de notes en histoire. Vous pouvez, comme de nombreux khâgneux maintenant, choisir de renier votre condition d'érudit lettré et taper tout ce que dit le prof sur votre PC car vous savez taper sur un clavier plus vite que la musique et vous donner cet air benêt et légèrement abruti des "geeks" qui passent leur vie derrière un écran à jouer à tuer des zombies en se prenant pour un elfe. Mais je vais vous dire une bonne chose. 

YOLO.

Seuls les geeks comprendront (haha !), et pour les autres, google est toujours votre pote. Donc je disais : yolo, contrairement aux jeux vidéos où vos pouvez vous permettre de mourir sans que cela n'engendre des conséquences dramatiques. Et donc, puisque yolo, carpe diem, et, suivez ma logique. Si carpe diem, alors vous prenez vos notes à la main, sinon vous loupez : une prise de note intelligente par points. La sensation merveilleuse du papier sous vos doigts. Le bruit quasi orgasmique du grattement de votre stylo. La douceur et la fluidité de l'encre qui coule en un jet régulier, dont vous pouvez contempler le séchage et avec laquelle vous pourrissez votre cahier et vos mains si vous avez, comme moi, le bonheur d'être gaucher. L'odeur du Blanco. Les petits smileys ou petits Monsieur Bite dont vous pouvez à loisir ornementer les feuilles de vos voisins.

 

Et vous vous infligez : des maux de têtes. Une allure de geek incontestable et le regard méfiant des profs souvent conservateurs. Une prise de notes continue du flot incessant de paroles de votre prof, et donc des notes trop longues, pleines de point inutiles qui encombrent vos révisions. L'oubli de la vraie signification du verbe "écrire" et qui inclut "calligraphier". Une mort rapide et fréquente.

 

Une fois que vous avez choisi votre technique, je vous conseille une prise de notes concentrée car même si cela demande un effort, vos notes seront plus claires et plus révisables. Donc notez le titre de chaque chapitre en rouge, avec son numéro et changez de page à chaque chapitre. Notez l'introduction d'une autre couleur (par exemple bleu turquoise) et la conclusion en rouge. Gardez toujours les mêmes couleurs pour vos grands I, II, III, IV voire V si votre prof délire et pour vos petits a), b), c), d), etc. Par exemple : rouge pour les grands titres et vert pour les sous-titres. Ecrivez plutôt sur des petits carreaux et ne sautez pas de ligne. Ainsi, quand il s'agit d'un nouveau paragraphe, cela saute tout de suite aux yeux car plusieurs paragraphes peuvent être sur une même page. En plus, vous faites des économies de papier et surtout de place. Dans la marge notez toutes les dates (de préférence d'une autre couleur). Lorsque vous vous ferez vos chronologies, cela sera plus simple à visualiser et à apprendre. Chaque fois que votre prof énonce la thèse d'un historien, notez son nom dans la marge. Soulignez les noms des grandes figures historiques sur qui il faudra faire une fiche plus tard, cela facilitera votre travail. Enfin, si vous ne faites pas de fiches d'histoire (parce que c'est inutile) laissez une très grande marge (5-6 centimètres à gauche ou à droite, sans compter les noms de historiens et les dates.) Cette grande marge vous permet de noter le fruit de vos recherches sur tout ce qui vous a intrigué dans le cours. Elle nécessite un passage à la BU après chaque cours. Cette grande marge se remplit très vite, mais est très pratique car complémentaire du cours, elle explicite ce que vous n'avez pas compris et vous permet d'intégrer au cours des informations personnelles, que vous retiendrez mieux pour les avoir cherchées et originales, car les autres n'ont pas les mêmes références que vous. 

  

Je dois également préciser que les cours d'histoire sont ceux qu'il ne faut surtout pas sécher. Si vous avez des cours à sécher, choisissez de sécher les cours de : langues vivantes, littérature, ou spécialité (si vous êtes en philo ou en lettres) car ce sont des matières où vous pouvez vous passer de prof. Je ferai prochainement un article sur la manière dont il faut sécher en khâgne, car comme nous sommes l'élite intellectuelle de la France, voyez-vous, il nous faut sécher intelligemment.

 

Nota Bene : si le cours d'histoire vous a tellement secoué les neurones que vous ne savez plus où vous en êtes, il existe un test très simple. Regardez en bas à droite de votre page. S'il n'y a pas l'heure, vous êtes un khâgneux véritable.